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ALL STARS

Edition limitée en vinyle couleur

Les tout premiers 45-tours singles lancés par la firme RCA en 1949 sont des vinyles de 7 couleurs différentes, une couleur par style musical. A cette période le format single reste le véhicule privilégié des titres à destination des radios et juke-boxes. A l’instar des LP des années 50, la série Saga All Stars réunit les meilleurs singles des stars de l’époque sur des vinyles couleur du plus bel effet, tel un hommage sonore et graphique aux premières heures du microsillon.

Chanter. Mais chanter comme l’on respire. Chanter comme peu savent le faire en bouleversant pourtant l’histoire et l’audience de leur siècle. Car s’il est des musiciens qui marquèrent à jamais la pratique d’un instrument par leur virtuosité, il est juste de dire que les chanteuses et les chanteurs ont une place à part dans la tradition populaire que la musique de jazz renouvela puissamment tout au long du XXe siècle. Une place à part dans le cœur d’un public toujours plus touché par le reflet de l’âme qu’est simplement l’art du chant.

Saga All Stars vous permet de retrouver dans les meilleures conditions, les immenses figures que furent entre autres la reine de la soul Aretha Franklin, le juvénile mais déjà dynamiteur de groove James Brown, les pionniers du rock’n’roll Elvis Presley et Gene Vincent, le fantastique crooner Nat King Cole, l’irrésistible Marilyn Monroe ou encore l’envoûtante Nina Simone.

Un panorama concentré sur le formidable support de propagation que fut le single pour redécouvrir la simplicité et la force des grandes chansons. 15 références élégamment présentées, avec discographie complète et remasterisation digne de ce nom pour un tout petit prix. L’occasion immanquable de s’ouvrir aux possibilités révolutionnaires qu’avaient ouvert les avènements successifs du rhythm & blues, du rock’n’roll et de la soul music. De quoi chanter soir et matin !

ARETHA FRANK SELECTED SINGLES 1960-1962
Repérée par le légendaire producteur John Hammond, la jeune Aretha Franklin signe son premier contrat avec une maison de disque en 1960, à l’âge de 18 ans. Le succès ne tarde pas à arriver avec les singles Today I Sing the BluesWon’t Be Long et surtout Rock-a-Bye Your Baby with a Sweet Melody, son premier hit international. Accompagnée par le groupe de Ray Bryant ou l’orchestre de Bob Mersey, la future « reine de la soul » aborde avec une même aisance blues, standards de jazz, ballades, nous permettant d’apprécier la multiplicité de ses talents.


BB KING – SWEET LITTLE ANGEL – SELECTED SINGLES 1954-1957
Avec un jeu de guitare reconnaissable dès la première note et un chant empreint de gospel, B.B. King devient un artiste majeur de la scène blues dès le milieu des années 50. Epaulé par une rythmique et une section de cuivres à la mise en place irréprochable, il enchaîne les hits – Everyday I Have the BluesYou Upset Me BabyDid You Ever Love a Woman?Sweet Little Angel… – qui resteront à son répertoire jusqu’à la fin de sa longue et brillante carrière.


BO DIDDLEY – I’M BAD! – THE SINGLES 1955-1957
Créateur d’un rythme syncopé portant son nom, Bo Diddley est sans conteste l’une des figures essentielles des premières heures du rock’n’roll. Dès ses premiers enregistrements il impose un style unique – mélange de blues et d’énergie brute –, totalement irrésistible. En témoignent les hits que deviendront Bo DiddleyI’m a ManI’m Bad… Le « Diddley Beat » sera utilisé par de nombreux artistes de renom tels que les Rolling Stones (Not Fade Away), les Stooges (1969), Bruce Springsteen (She’s the One) et même plus récemment par George Michael avec son célèbre tube Faith.


CHET BAKER – YOU DON’T KNOW WHAT LOVE IS – 1953-1955
Chet Baker est-il un trompettiste qui chante ou un chanteur qui joue de la trompette ? La question semble légitime tant son chant clair, presque dénué de vibrato se confond avec celui de son instrument. Parfaitement secondé par le pianiste Russ Freeman, Chet invente une nouvelle façon de chanter les standards. Sa version de Funny Valentine en est sans doute le meilleur exemple.


ELLA FITZGERALD – LET’S DO IT – THE SINGLES 1956-1957
1956 est une année faste pour « La Première Dame de la chanson » qui vient de rejoindre l’écurie de Norman Granz. Entre deux sessions d’enregistrement avec son compère Louis Armstrong, on la retrouve accompagnée des meilleurs orchestres, dont celui de Count Basie sur un April in Paris d’anthologie. Issue du Cole Porter Songbook, sa version de Let’s Do It ici reproduite, a rejoint en 2003 la liste du Registre national américain, collection sonore choisie et préservée par le Congrès des Etats-Unis.


ELVIS PRESLEY – JAILHOUSE ROCK – ELVIS AT THE MOVIES
Après la réussite stratosphérique de ses débuts dans la musique, Elvis n’a qu’une idée en tête : devenir acteur et suivre ainsi les pas de ces idoles, James Dean et Marlon Brando. Grâce à l’entremise du Colonel Parker, Elvis Presley signe un contrat avec la Paramount en 1956. Il tourne trois longs métrages entre 1957 et 1958, Jailhouse RockLoving You et King Creole – de son aveu son film favori. Le succès en salle est au rendez-vous et des singles comme Jailhouse RockTeddy Bear ou King Creole cartonnent dans les charts. La légende d’Elvis est en marche !


GENE VINCENT – BE BOP A LULA – 1956
Enregistrées en l’espace de quelques jours, les premières faces de Gene Vincent ici reproduites font partie des joyaux du rock’n’roll. Dans une parfaite osmose, Gene Vincent et ses Blue Caps – dont l’excellent guitariste Cliff Gallup – alternent rocks endiablés et ballades envoûtantes avec un même talent. Soixante années plus tard, Be Bop a LulaRace with the Devil et Bluejean Bop n’ont rien perdu de leur fraîcheur ni de leur modernité.


JAMES BROWN – TRY ME – THE SINGLES 1957-1958
Deux ans après Please, Please, Please, James Brown & The Famous Flames retrouvent le sommet des charts avec le single Try Me sorti à l’automne 1958. Vocalement, James Brown s’affranchit progressivement des canons du doo wop pour s’orienter vers un style plus brut. Une période d’expérimentation, prémices d’une révolution musicale à venir pour celui qu’on surnommera « le Parrain de la soul ».


JOHN LEE HOOKER – BOOM BOOM – SELECTED SINGLES 1955-1962
Originaire du Mississippi, John Lee Hooker enregistre en 1948 ses premiers titres en solo dans l’arrière-boutique d’un magasin de disques de Detroit. On le retrouve à Chicago quelques années plus tard entouré d’un groupe de musiciens aguerris – comprenant notamment Eddie Taylor à la guitare et Jimmy Reed à l’harmonica –, capables de s’adapter aux tempos fluctuants du guitariste-chanteur. Ensemble, ils gravent des titres qui deviendront des classiques, DimplesBaby LeeHobo Blues ou encore le célèbre Boom Boom.


JOHNNY CASH – I WALK THE LINE – 1956-1957
1954, Johnny Cash s’installe à Memphis où il travaille comme vendeur d’électro-ménager. L’année suivante, il enregistre deux compositions pour le producteur Sam Philips, Hey Porter! et Cry, Cry, Cry, qui font une entrée remarquée dans les charts country. Mais ce sont Folsom Prison Blues et I Walk the Line, ses singles suivants, qui vont propulser le chanteur au rang de star. Artiste engagé, formidable conteur, « l’Homme en noir » est une véritable icône de la musique américaine comme en attestent les nombreuses œuvres – films, livres et chansons –, qui lui sont consacrées.


MARILYN MONROE – HEAT WAVE – SELECTED FILM TRACKS 1953-1954
En 1953 sort sur les écrans le thriller Niagara, un des premiers rôles importants de Marilyn Monroe. Elle y est la brillante interprète d’une chanson,Kiss, qui marque les esprits. À tel point que son prochain film, Gentlemen Prefer Blondes, est l’adaptation d’une comédie musicale de Broadway dans lequel elle partage la vedette avec Jane Russell. Les chansons issues de ce film sont des réussites totales (Diamonds Are a Girl’s Best FriendBye Bye Baby…) et participent à la popularité croissante de la comédienne. Suivront d’autres succès musicaux avec les films River of No Return et There’s No Business Like Show Business ainsi que des enregistrements en studio qui démontrent que même si Marilyn ne possède pas l’agilité vocale de son idole Ella Fitzgerald, elle n’en est pas moins une grande interprète, capable de transmettre l’émotion avec sincérité.


NAT KING COLE – UNFORGETTABLE – SELECTED SINGLES 1949-56
À l’âge d’or où chanter se disait aussi “crooner”, Nat King Cole marqua à jamais l’histoire du chant jazz et même du chant tout court de son élégante empreinte. Ils étaient peu à s’aventurer avec son aisance sur les chemins subtils du chant soufflé à l’oreille comme dans Funny (Not Much)Smile ou Darling Je vous aime beaucoup. Un demi-siècle plus tard, Nat Cole est indispensable. Mieux encore : Unforgettable !


NINA SIMONE – MY BABY JUST CARES FOR ME – SELECTED SINGLES 1959-1962
Dès ses premiers enregistrements, Nina Simone révèle une personnalité singulière dans le monde du jazz. Pianiste de formation classique, elle possède un répertoire éclectique où se mêlent folk, gospel, blues et rythmes africains. Dans ces faces de jeunesse, elle propose une relecture très personnelle et envoûtante de thèmes de Gershwin (I Loves You Porgy), Duke Ellington (Mood IndigoI Got It Bad and That Ain’t Good) et Walter Donaldson (Love Me or Leave MeMy Baby Just Cares for Me).


RAY CHARLES – I GOT A WOMAN – SELECTED SINGLES 1952-1955
L’année 1952 marque un tournant important dans la carrière de Ray Charles. À partir de cette date, son style se démarquant nettement de celui de ses idoles Nat King Cole et Charles Brown, celui qu’on nomme « The Genius » enregistre à New York une série de titres qui feront date dans l’histoire de la soul music. De The Midnigh Hour à I Got a Woman, déchirant sa voix jusqu’à l’orgasme, Ray résout l’équation “blues + gospel = soul” de la plus belle manière qui soit.


SAM COOKE – AROUND THE WORLD – 1957
Après un passage remarqué dans le groupe de gospel The Soul Stirrers, Sam Cooke prend son envol en 1957 en enregistrant un premier album sous son nom. Le répertoire choisi pour l’occasion est assez classique, avec la présence de standards tels que SummertimeMoonlight in Vermontou Ain’t Misbehavin’. Mais c’est avec You Send Me, une composition personnelle (face B de son premier single), que le chanteur va se révéler au grand public en atteignant le sommet des charts américains. Disparu en 1964 dans des circonstances dramatiques, Sam Cooke connaitra une courte mais brillante carrière et reste à ce jour une des voix les plus appréciées de la musique soul.